Au coin de la rue,
Il y a des inconnus,
Des gens qu’on ne voit pas,
Qui pourtant vivent là.

Un bout de trottoir,
Pour seul territoire,
Des marches en béton,
Pour seule maison.

Saletés et crasse,
Présent dégueulasse,
Tellement de poussière,
Recouvre les souvenirs d’hier.

Il y a eu une maison,
Un jardin, un balcon,
Des rires d’enfants,
Des amis aimants.

Lorsque tout bascule,
Personne ne se bouscule,
Pour tendre une main,
On est seul comme un chien.

Au coin de la rue,
Il y a des inconnus,
Si on croise leurs yeux,
Penser qu’on peut être eux.

Textes et photos ©Dédèle la Curieuse